L’arrestation de parlementaires. Arrests of MPs.

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Note de presse

L’arrestation de parlementaires cambodgiens et le musellement de l’opposition politique suscitent de vives préoccupations

Genève, le 18 juillet 2014
L’Union interparlementaire (UIP) est vivement préoccupée par l’arrestation, cette semaine, de sept parlementaires cambodgiens de l’opposition inculpés d’insurrection.
L’Organisation appelle à la libération immédiate de ces parlementaires et à la levée de toutes les accusations pesant contre eux, à moins que des preuves solides puissent être produites. L’UIP demande en outre que l’opposition politique puisse s’exprimer librement et sans entrave au Cambodge, ce qui est une condition élémentaire de toute société démocratique.
Les sept parlementaires ont été arrêtés à la suite d’une manifestation contre la fermeture, depuis un certain temps, du seul lieu de contestation de la capitale, la “place de la démocratie”, qui a dégénéré. Les intéressés, ainsi qu’un autre responsable politique, lui aussi arrêté, sont en outre accusés d’avoir incité aux actes de violence qui ont fait de nombreux blessés parmi les partisans de l’opposition et dans les rangs des forces de l’ordre.
D’après les sources de l’UIP, il n’y a pas de preuve que ces personnes soient impliquées dans les violences et les dirigeants de l’opposition auraient au contraire appelé à la non-violence à maintes reprises. Le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP a été saisi du cas des sept parlementaires pour engager des mesures de suivi.
Le Comité protège les parlementaires des attaques motivées par des considérations politiques et s’efforce d’obtenir réparation. Il va à présent ouvrir une enquête dans laquelle il tiendra compte des informations communiquées tant par les autorités que par les plaignants.
L’UIP déplore toute forme de violence et engage les deux parties à faire preuve de retenue. Elle compte que les événements qui ont conduit à ces actes de violence fassent l’objet d’une enquête équitable et diligente et que les responsables aient à rendre des comptes devant une justice indépendante et impartiale.
L’Organisation rappelle en outre que la liberté de réunion et d’association est un élément fondamental de la démocratie. Elle appelle les autorités à lever les interdictions qui vont à l’encontre des obligations du Cambodge en matière de droits de l’homme, et empêchent l’opposition politique d’employer des moyens d’action politique légitimes et d’exercer son rôle, à savoir de demander des comptes au gouvernement.
Le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, rappelle qu'”une opposition politique dynamique est essentielle pour que toutes les voix de la société puissent se faire entendre dans les processus politiques et la prise de décisions” et précise : “La crise politique cambodgienne dure depuis trop longtemps. Les deux parties doivent entamer un dialogue qui permette de rétablir le calme et la confiance politique.”
Pour plus ample information, prière de contacter Jemini Pandya, tél. : +41 22 919 41 58, courriel : jep@ipu.org.
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Press Briefing Note

Deep concern at arrests of Cambodian MPs and stifling of political opposition

 Geneva, 18 July 2014
The Inter-Parliamentary Union (IPU) is deeply concerned by the arrest of seven Cambodian opposition MPs on insurrection charges this week.
The Organization is calling for the immediate release of the MPs and for all charges to be dropped unless strong evidence is produced. IPU is also calling for political opposition to be allowed to have a free and unhampered voice in the country as part of any democratic society.
The seven MPs were arrested after a demonstration opposing the continued closure of the only protest site in the capital, Democracy Plaza, turned violent. The MPs and another politician arrested have also been accused of inciting the violence that led to many opposition supporters and security guards being injured.
IPU sources claim there is no evidence that any of the arrested were involved and that in fact opposition leaders have repeatedly called for non-violence. The case of the seven MPs has now been referred to IPU’s Committee on the Human Rights of Parliamentarians for follow-up action.
The Committee works to protect and seek redress for MPs from politically motivated attacks. Following the referral, it will investigate the case by taking into account information provided from both the authorities and the complainants.
The Organization deplores any kind of violence and is urging both sides in Cambodia to show restraint. IPU expects a fair and prompt investigation on the events leading to the violence to be carried out and for those responsible to be held accountable by an impartial and independent judiciary.
The Organization also underlines the right to freedom of assembly and association as fundamental cornerstones of democracy. IPU calls on the authorities to lift bans that contravene Cambodia’s international human rights obligations and prevent the national political opposition having a legitimate means to be politically active and to exercise their role in holding government to account.
“A vibrant political opposition is critical for all voices in society to be heard and included in political processes and decision-making,” says IPU Secretary General Martin Chungong. “The political crisis in Cambodia has gone on too long. Both sides need to engage in a dialogue that will restore calm and political confidence.”

For further information, please contact Jemini Pandya, tel: +41 22 919 41 58 – email: jep@ipu.org